Sept réponses de FAQ sur huit disparaissaient à l’extraction
Dernière mise à jour : 15 août 2026
Publié le par Jaures Idriss SIME NANKAM, JIMAN SEO, Brunnen (SZ). Le site étudié n’est pas nommé. Les deux relevés cités ici ont été faits le 15 août 2026, avec le même outil, sur le HTML archivé de juillet et sur le HTML servi en août ; ils sont conservés au dossier d’audit.
Sept des huit réponses de cette FAQ étaient bien écrites et présentes dans le code de la page. L’extracteur que nous avons employé, du type de ceux qui préparent du contenu pour ChatGPT et Perplexity, ne parvenait pas à les atteindre.
C’était le premier audit réalisé par JIMAN SEO, sur un site suisse de services, bilingue, mis en ligne quelques jours plus tôt. Audit pilote, non facturé. Plusieurs de nos recommandations ont été écartées après arbitrage du responsable du site, et elles le sont restées.
Un site sans problème technique, noté 69 sur 100
Le site était propre. Rendu côté serveur, versions française et anglaise correctement reliées, HTTPS, sitemap valide. La grille d’audit JIMAN SEO lui attribuait 69 sur 100, avec 86 sur 100 sur la seule partie technique.
Ce 69 sur 100 est une note interne au cabinet, et nous la donnons pour une seule raison : elle situe le point de départ. Il n’y avait rien à réparer dans la plomberie. Le problème était ailleurs, et il ne se voyait sur aucun outil de mesure classique. Google, pour mémoire, ne publie aucun score de ce type et rappelle que les outils tiers n’ont pas accès à ses données de classement.
Pourquoi un accordéon JavaScript fait disparaître une FAQ à l’extraction
La FAQ était un accordéon JavaScript. Les réponses existaient dans le code de la page, mais celles des blocs fermés portaient aria-hidden="true" et une hauteur nulle.
Nous avons passé la page dans trafilatura, un extracteur du même type que ceux qui préparent du texte pour les modèles de langage. Le résultat est plus sévère que ce que nous avions écrit à l’époque. Sur les huit paires question-réponse de la FAQ, une seule réponse survivait à l’extraction, celle de la question ouverte par défaut. Et aucune des huit questions elles-mêmes n’apparaissait : leurs libellés étaient portés par des boutons que l’extracteur écarte.
Les sept réponses perdues traitaient de la nature exacte du service, des modalités de paiement, des conditions d’annulation et du public auquel il s’adresse.
Exactement les questions qu’une personne pose avant de vous contacter.
Une partie de l’offre commerciale échappait elle aussi à l’extraction, ailleurs dans la page. Sur les trois formules tarifaires du site, la troisième n’apparaissait pas dans le texte extrait alors que les deux premières y étaient. Un moteur nourri de cette page ne connaissait que deux des trois formules proposées. Nous n’avons pas établi pourquoi celle-là précisément échappait à l’extraction, et nous ne l’écrirons donc pas : les trois cartes sont dans le même conteneur.
Une nuance que notre annexe posait dès le premier jour : ce contenu restait probablement indexable par Googlebot, qui exécute le JavaScript. Le défaut portait sur l’extraction par les chaînes qui préparent du texte pour les moteurs génératifs, et qui travaillent le plus souvent sur le HTML servi, sans navigateur. Un site peut donc être correctement indexé par Google et rester absent du texte que ces moteurs peuvent citer.
Le correctif : remplacer l’accordéon par un élément natif du navigateur
Trois gestes, pour un effort faible.
- Remplacer l’accordéon JavaScript par l’élément natif
<details>. - Garder l’animation en CSS.
- Ajouter un nœud
FAQPageaux données structurées.
Le contenu existait déjà. Le travail consistait à cesser de le cacher. Le correctif est en ligne depuis juillet 2026, vérifié en production le jour même.
Ce que montre le relevé d’août 2026
Relevé sur le HTML servi, en une requête sans navigateur, puis passé dans le même extracteur qu’en juillet. C’est ce que reçoit un robot, pas ce que votre navigateur reconstruit.
| Élément mesuré | Avant correctif, HTML de juillet 2026 | Après correctif, HTML d’août 2026 |
|---|---|---|
| Questions lisibles par un extracteur | 0 sur 8 | 12 sur 12 |
| Réponses lisibles par un extracteur | 1 sur 8 | 12 sur 12 |
| Mécanisme | accordéon JavaScript, hauteur nulle | <details> natif, aucun JavaScript |
Données structurées FAQPage | absentes | présentes, 12 nœuds Question |
La FAQ est passée de 8 à 12 questions entre juillet et août. Ces quatre ajouts viennent de l’équipe du site, non du cabinet. Les huit paires de juillet et les douze d’août sont celles de la version française ; le constat d’origine, lui, portait sur les deux langues, et la version anglaise n’a pas été remesurée en août.
Trois de nos propres conclusions se sont révélées fausses
Un mois après la livraison, le dossier a été rouvert et remesuré, en partie contre nous.
Premier retrait. Nous avions signalé un fichier JavaScript chargé inutilement. En réalité aucun navigateur moderne ne le demande : il n’est jamais chargé. Nous ne l’avions pas vu parce que notre relevé cherchait, en minuscules, un attribut que le code produit en casse mixte.
Deuxième retrait. Une valeur de dimension d’image que nous jugions erronée décrivait en réalité exactement sa boîte d’affichage.
Troisième retrait. Un écart de poids que nous présentions comme une anomalie comparait deux mesures différentes, l’une incluant les en-têtes HTTP et l’autre non.
S’y ajoute une imprécision de formulation que la remesure a mise au jour. Notre annexe écrivait : « sur les 8 questions/réponses de la FAQ, une seule est retenue dans le texte extrait ». Un lecteur y comprend qu’une question passe. En remesurant, on voit qu’aucune question ne passe et qu’une seule réponse passe. La conclusion tenait, sa formulation non.
Ces retraits font partie du travail au même titre que les constats. La règle qui en est sortie a changé nos procédures : relire son propre livrable en entier, puis mesurer, puis faire relire.
Ce que cette étude de cas ne prouve pas
Cette étude de cas n’avance aucun chiffre de performance. Le site mesuré est trop peu fréquenté pour figurer dans les données de terrain que Google publie, vérifié par deux relevés distincts sur cette même source. Les seuils de vitesse couramment cités se définissent sur ces données réelles : les comparer à un chiffre obtenu en laboratoire ne voudrait rien dire, et nous ne le faisons pas.
Cette étude de cas n’avance aucun résultat de trafic ni de chiffre d’affaires. Le site a évolué en parallèle sans historique traçable, et rien ne permet d’isoler l’effet d’une recommandation de tout le reste.
JIMAN SEO ne promet aucune position dans les résultats de recherche, et n’en vend pas.
Ce qui reste ouvert aujourd’hui
La troisième formule tarifaire n’est toujours pas extraite. Le relevé d’août le confirme : la chaîne du prix est présente dans le code des deux captures et absente des deux extractions. Le correctif de juillet a porté sur la FAQ, pas sur cette section. Nous n’avons pas établi la cause et nous ne la publierons pas tant que ce sera le cas. Le point sera signalé au responsable du site.
Les réponses restent trop courtes pour être citées. Notre audit recommandait des réponses de 100 à 160 mots, longueur à partir de laquelle un passage se cite seul. Sur les douze en ligne, aucune n’atteint cette fourchette et aucune ne dépasse 70 mots. Le levier technique est acquis, le levier éditorial ne l’est pas.
Comment vérifier vous-même si votre contenu est lisible par une IA
Le test vaut pour une FAQ, mais aussi pour tout contenu replié : onglets, blocs « lire la suite », menus déroulants. Si vous n’avez pas de FAQ, appliquez-le à la section que vous aimeriez voir citée.
- Affichez le code source de votre page, avec
Ctrl+Usur Windows ouCmd+Option+Usur Mac. C’est le HTML servi, celui que lisent les robots, et non celui que votre navigateur a fabriqué. - Cherchez-y une phrase entière de ce contenu avec
Ctrl+F. Si elle n’y est pas, elle ne fait pas partie du texte que les chaînes d’extraction récupèrent, et vos chances d’être cité diminuent d’autant. - Si elle y est, regardez ce qui l’entoure.
aria-hidden="true", une hauteur nulle ou une opacité nulle sur un bloc fermé sont des causes fréquentes de rejet. - Regardez ensuite vos questions, et pas seulement vos réponses. Si vos intitulés sont des boutons plutôt que du texte, l’extracteur les écarte : c’est ce qui a produit le zéro sur huit de cette étude.
- Cherchez
FAQPage. Son absence n’est pas une faute, c’est une occasion manquée.
Questions fréquentes
Mon site n’apparaît jamais dans les réponses de ChatGPT, est-ce le même problème ?
Pas nécessairement, mais c’est la première chose à vérifier, parce que c’est de loin la moins coûteuse à corriger. Un moteur génératif ne peut reprendre que le texte qu’une chaîne d’extraction lui a transmis. Si votre contenu n’est pas dans le HTML servi, ou s’il y est mais dans un bloc replié que l’extracteur écarte, il ne parvient jamais jusqu’au modèle, quelle que soit sa qualité rédactionnelle. C’est ce que montre le cas décrit sur cette page : un site techniquement propre, noté 86 sur 100 sur sa partie technique, dont sept réponses de FAQ sur huit n’atteignaient pas le texte extrait. La procédure décrite plus haut tranche la question sur votre propre site en deux minutes, sans outil. Si vos phrases y sont, la cause est ailleurs et il faut chercher du côté de l’autorité de votre domaine.
Un accordéon JavaScript pénalise-t-il mon référencement Google ?
Ce n’est pas ce que nous avons mesuré, et il faut distinguer les deux situations. Le contenu d’un accordéon reste probablement indexable par Googlebot, qui exécute le JavaScript avant d’indexer. Le défaut que nous avons constaté porte sur l’extraction par les chaînes qui préparent du texte pour les moteurs génératifs : elles travaillent le plus souvent sur le HTML servi, sans exécuter le JavaScript ni ouvrir les blocs repliés. Les deux mécaniques sont donc indépendantes, et un site peut être correctement indexé par Google tout en restant absent du texte que les moteurs génératifs peuvent citer. C’est pour cette raison que nous n’avons rien affirmé, dans cette étude, sur les positions du site dans les résultats de recherche.
Comment savoir si ma FAQ est lisible par une IA sans outil payant ?
Avec le code source de votre page et la fonction de recherche de votre navigateur, ce qui n’exige aucun outil, aucun compte et aucune installation. La procédure décrite plus haut tient en cinq gestes : afficher le code source, y chercher une phrase entière de vos réponses, examiner ce qui entoure cette phrase si elle est présente, regarder si vos intitulés de questions sont du texte ou des boutons, puis chercher la présence d’un balisage FAQPage. Elle vaut pour une FAQ comme pour tout contenu replié, onglets et blocs « lire la suite » compris. Un extracteur en ligne de commande donnera un résultat plus fidèle, mais il n’est pas nécessaire pour repérer le défaut le plus fréquent.
Ces vérifications couvrent une page, l’audit couvre le site
Sur le site étudié, ce défaut a été corrigé et la mesure le montre : les douze questions et les douze réponses sont désormais dans le texte extrait, contre une seule réponse auparavant.
L’audit Starter applique le même contrôle à l’ensemble de votre site et vous remet vos dix problèmes prioritaires, chacun documenté par la mesure qui l’établit, dont la lisibilité de vos contenus par ChatGPT et Perplexity. Le Professional, lui, détaille votre situation moteur par moteur.
L’audit ne fait pas le travail à votre place. Il vous dit ce qu’il faut faire faire, dans quel ordre, et ce que chaque point demande comme effort.
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